A l’heure actuelle, les techniques de mise en place de prothèse articulaires, quelques soit l’articulation, tendent à se diriger vers des techniques mini-invasives respectant mieux les tissus « mous » (muscles, tendons, ligaments…) et l’utilisation d’implants de moins en moins volumineux visant à conserver le maximum d’os du patient.

Les prothèses dites de resurfaçage répondent à cette double exigence.

Le concept : en s’adaptant mieux à l’anatomie, propre à chaque patient, on restitue mieux la biomécanique, la balance ligamentaire, le centre de rotation articulaire,… et ainsi la fonction du patient, but premier de toute prothèse articulaire.

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Mise en place et insertion de la broche guide

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Fraisage de la tête humérale suivant la broche guide

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Mise en place de la prothèse sur la tête humérale

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Prothèse mise en place

Concernant l’épaule, ces prothèses de resurfaçage sont de conception nouvelle, et peuvent être indiquées pour les mêmes pathologies que celles des prothèses classiques : pathologies dégénératives (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, arthropathie…), séquelles de fractures, ostéo-nécroses (primitives ou secondaires)…

Elles peuvent être utilisée seule (hémi-arthroplastie) ou en association avec un resurfaçage de la glène (arthroplastie totale).

Elles ne sont toute fois pas toujours réalisables, notamment en cas de perte de stock osseux important de la tête humérale (qui relève alors de prothèse standard avec tige humérale), ou en cas de rupture associée de tendon de la coiffe des rotateurs (qui nécessite alors un recours à une prothèse de type inversée).

La difficulté est d’ailleurs représentée plus par la pose de la bonne indication opératoire et de la planification, que par l’intervention chirurgicale elle-même.
Le « planning opératoire » est réalisé à partir de radiographies simples en incidence de face et profil axillaire permettant à l’aide de calque de déterminer la taille et le positionnement idéal de l’implant. Un arthro-scanner complémentaire permet de déterminer l’orientation, la qualité du stock osseux et l’état des tendons de la coiffe des rotateurs.

Concernant la technique opératoire, la petite taille des implants permet un abord réduit et une instrumentation de pose miniaturisée. Le «sacrifice osseux» est réduit au maximum, n’important qu’une fine couche d’os sous-cartilagineux de 2 à 3mm. L’ancrage se fait sans ciment grâce à un revêtement d’hydroxyapatite (sur la face profonde de l’implant) favorisant son intégration osseuse. Les suites opératoires suivent des recommandations simples avec écharpe durant les 4 premières semaines et démarrage de la rééducation dès le premier jour post-opératoire.

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Le planning pre-opératoire est réalisé à partir des radiographies.

Le chirurgien peut grâce aux calque (en bleu sur cette image) déterminer la taille de l’implant de resurfaçage nécessaire ainsi que la longueur d’insertion de la broche de positionnement pour l’ancrage.

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Avant l’intervention

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Après l’intervention

Fiche infos

Dr Nicolas JACQUOT

Chirurgien orthopédiste
Fiche infos