Après une chirurgie de l’épaule il existe tout type d’immobilisation qui peut être discuté en fonction de :

  • L’indication opératoire

  • La chirurgie elle-même : difficulté de réalisation, état tissulaire (tendineux, ligamentaire, capsulaire, osseux…)

  • La kinésithérapie : Nécessité et date de démarrage de la rééducation, sa durée, sa fréquence, balnéothérapie ou non,…

  • Du patient : confort, encombrement, hygiène, et coût (remboursement)

  • Du chirurgien : Expérience et habitudes

Ces attelles sont plus ou moins contraignantes et encombrantes, plus ou moins faciles à retirer et plus ou moins strictes à conserver au quotidien et dans la durée (habituellement 6 semaines).

Une immobilisation « plus légère » sous entend habituellement une intervention :

  • Dans de bonnes conditions (intervention précoce suite aux lésions, et tissus anatomiques de bonne qualité)

  • Une réparation jugée solide en per-opératoire (tenue primaire) et autorisant une rééducation immédiate (testing per-opératoire final)

  • Une bonne coopération du patient des restrictions éventuelles

Cela impose un diagnostic lésionnel précis, une indication rigoureuse et un chirurgien expérimenté rompu aux différentes techniques opératoires. Le but est d’adapter la technique chirurgicale permettant le minimum d’immobilisation et la plus confortable pour le patient, et non d’adapter l’attelle aux difficultés et limites de la technique.

C’est la raison pour laquelle l’immense majorité des patients devra être immobilisée dans une simple attelle coude au corps (photo 1), amovible, permettant une auto-rééducation immédiate (habituellement exercices pendulaires, qui lui ont été indiqués avant sortie, à réaliser seul 5 fois/jour) puis chez son kinésithérapeute dès le 15ème jour.

immobilisation-chirurgie-epaule
Photo 1 – Attelle coude au corps
immobilisation-chirurgie-epaule
Photo 2 – Attelle d’abduction en rotation neutre

Cette attelle coude au corps lui permettra d’assurer en plus de son auto-rééducation :

  • Sa toilette (douche complète dès 15ème jour)

  • S’habiller sous l’attelle, changer de vêtements…

  • D’effectuer des gestes simples de la vie quotidienne tels que manger, écrire, taper à l’ordinateur…. la seule vraie consigne étant de respecter ses douleurs.

  • Utiliser facilement transport en commun, être passager en voiture, voyager…

Bref, tout ce qui sera difficile sinon interdit par une attelle d’abduction en rotation neutre (photo 2).

La seule vraie contrainte logique sera le respect des douleurs, limite entre rééducation la plus rapide et cicatrisation en toute sécurité.

Fiche infos

Dr Nicolas JACQUOT

Chirurgien orthopédiste
Fiche infos