Communiqué de presse

La 1ère étude à démontrer l’avantage des sportives produisant un excès de testostérone vient d’être publiée !

Le Dr Bermon, praticien de l’IM2S, a signé l’étude publiée par la revue médicale British Journal of Sports Medicine. Cette étude, commandée par la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) et cofinancée par l’IAAF et l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), a permis de mettre en évidence l’avantage « significatif » dont jouissent les athlètes féminines produisant de la testostérone en excès.

A l’origine de cette étude, un désaccord entre l’IAAF et une athlète indienne du nom de Dutee Chand ; le règlement de l’IAAF imposant aux sportives produisant la testostérone en excès, de suivre des traitements afin d’être autorisées à participer à des compétitions. Ce règlement avait été suspendu en 2015 par le Tribunal Arbitral du Sport ; le considérant comme discriminatoire et avait laissé à l’IAAF jusqu’au 27 juillet 2017 pour apporter les preuves scientifiques de l’avantage dont bénéficient les athlètes produisant trop de testostérone (hormone mâle également utilisée comme produit dopant).

De premières expérimentations avaient déjà été réalisées en Allemagne de l’Est au cours des années 70-80 mais il s’agit aujourd’hui de la toute première étude démontrant ce lien entre les concentrations de testostérone plasmatique et la performance athlétique chez les athlètes féminines. L’échantillonnage conséquent ainsi que la méthode de mesure des androgènes par spectrométrie de masse donnent à ce travail un crédit important.

Les résultats de l’étude démontrent que les femmes ayant le plus fort taux de testostérone ont de meilleures performances dans certaines disciplines que celles ayant un taux plus faible.  « Imaginez à combien cet avantage peut se montrer pour des femmes dont le taux de testostérone équivaut à celui d’un homme » commente le Dr Bermon.

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