congres-hancheLa première journée monégasque de la hanche, qui s’est tenue au Novotel de Monaco, a eu l’honneur d’accueillir 19 orateurs de multiples origines, dont l’expertise au niveau de la hanche a permis un débat de qualité autour du traitement de la coxarthrose du sujet jeune (-de 50 ans).

L’exigence de cette population jeune, active et sportive de récupérer rapidement avec un niveau fonctionnel élevé pousse les chirurgiens à opter pour une solution prothétique quand le patient ne répond plus au traitement conservateur. Réservées il y a quelques années aux personnes plus âgées et moins actives, les prothèses ont prouvé, grâce à une amélioration de leurs résistances à l’usure et à leur bonne intégration dans l’os, qu’elles étaient fiables dans le temps chez des sujets jeunes et très actifs. Les prothèses à conservation osseuse, dites de resurfacage, ont montré leur efficacité chez des patients jeunes et actifs. Leurs résultats sont très dépendants de l’expérience de l’équipe chirurgicale et du type de prothèse.
La compréhension de la genèse de la coxarthrose par les pathologies de la hanche déclarées lors de la période de l’adolescence souligne l’importance du diagnostic précoce et du traitement approprié.

Le démantèlement des lésions du labrum en fonction de leurs étiologies (isolé traumatique, conflit ou dysplasique, dégénérative) permet de proposer un traitement précis sur le labrum et la correction éventuelle d’anomalies dysmorphiques de la hanche. Ces lésions sont très fréquentes chez le sportif utilisant sa hanche avec de grandes amplitudes de mouvement (sport combat, gymnastique, danse, athlétisme…). L’arthroscopie de hanche trouve une large place puisqu’elle permet de réaliser des gestes osseux et labrales par de simple «trou cutané», limitant ainsi le délai de récupération.

Dans la maladie dysplasique de la hanche, les ostéotomies pelviennes, difficiles dans leur réalisation, sont plus rarement pratiquées au profit des « butées de hanche » moins invasives et aux suites plus simples. Néanmoins, il persiste des indications précises pour des sujets jeunes avec des lésions importantes.

L’ostéonécrose de la hanche représente une bonne pourvoyeuse de prothèse de hanche chez le sujet jeune. Néanmoins prise à temps elle peut bénéficier de traitement chirurgicaux peu invasifs et avec de bons résultats.

Finalement la prise en charge de la coxarthrose du sujet jeune semble se dessiner selon 2 axes; la premier est celui de la «prévention» ou toutes les hanches symptomatique à risque vont être traitées avec des procédés «mini invasif» ou arthroscopique afin d’essayer d’enrayer le processus destructif et l’autre étant de proposer au stade de coxarthrose invalidante mais sans attendre, une prothèse de hanche ou mieux un resurfacage en fonction des critères de sélection établi.