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Conférence Médicale
du jeudi 19 mars 2020

L’Algo Neuro Dystrophie. Mythe réalité et avenir

L’Algo Neuro Dystrophie ou Syndrome Douloureux Régional Complexe apparaît aujourd’hui comme une pathologie « d’exclusion ».

René Leriche ne s’y était pas trompé. Lui, qui définissait la santé comme « La vie dans le silence des organes », en se plaçant à l’aube de la

« Chirurgie physiologique » et de l’importance du système neuro végétatif dans l’expression de cette dystrophie douloureuse.

Cette affection n’est pas une entité nosologique rhumatologique.

Elle est la traduction bruyante, loco régionale du dépassement du Syndrôme Général d’Adaptation de l’organisme par des phénomènes de réponse de l’organisme propre à chaque patient.

Le mythe de la Causalgie est dépassé…

La réalité est pourvoyeuse de cette pathologie dans toutes les conditions d’apparition d’un stress tissulaire, traumatique ou émotionnel dans des sociétés à haut risque de surmenage physique et environnemental.

L’avenir est de la considérer comme un signal d’alarme de l’organisme dans sa totalité et de faire en sorte de « réintégrer » les zones douloureuses et les tissus dysfonctionnels dans la physiologie et l’anatomie générale.

  • Les facteurs hormonaux et la force de la fonction surrénalienne décident de l’intensité des signes. Ce sont les hormones anaboliques qui devront être soutenues par la régulation du système neuro végétatif.
    Le processus métabolique de la fracture de fatigue est du même ordre.
  • Le sportif ne présente pas de signes spécifiques si ce n’est qu’il fait du sport trop intensément.
  • L’enfant est concerné en phase de croissance.
  • La femme ménopausée est particulièrement exposée par la chute de ses anabolisants périphériques et quelquefois la thyroïde en peine de régulation centrale par la T.S.H. (relance épuisante après la période de contraception hormonale modifiant l’information thyroïdienne).

L’Ostéopathie (thérapie vibratoire) mais aussi la rééducation fonctionnelle et la prescription de produits simples et sans effets secondaires, permettent d’espérer un temps raccourci de réactivité loco régionale de l’organisme. La lésion des nerfs (Type II) ou leur absence (Type I) ne préjugent pas de la possibilité de guérison mais d’une marque de faiblesse laissant la porte ouverte à la récidive.

La prévention est la pierre de touche du traitement ; il s’agit de détecter « les terrains » sur lesquels le Syndrome Douloureux Régional Chronique (de type I ou type II) va probablement s’exprimer.

Fiche infos

Dr Jean-Jacques CAMPI

Ostéopathie - Biogénie
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